La peur, nous la connaissons tous. Nous avons l’impression qu’elle nous gâche la vie, qu’elle nous empêche d’avancer et de réaliser ce qui nous tient le plus à cœur. En réalité, la peur est une perche que vous tend votre esprit pour aller de l’avant : saisissez-la.

 

 

Pourquoi ai-je peur ?

Pour dépasser ses peurs, il vous faut d’abord apprendre à les connaître. C’est un peu comme une stratégie guerrière : on n’envisage pas de faire face à l’attaquant sans connaître un minimum ses armes et ses tactiques de prédilection.

Si ce n’est que votre « combat » à vous devra être pacifique. Vos peurs ne sont pas vos ennemies : à première vue, elles vous gênent au quotidien et semblent faire ostensiblement obstacle à vos projets. Mais au fond, elles vous apprennent des choses sur vous, vous aident à avancer et à accoucher de la meilleure version de vous-même. Ce sont de précieuses alliées pour gagner en sagesse et en connaissance, de soi et du monde, car derrière chaque peur sommeil un désir inavoué. Distiller une certaine positivité dans la peur est un premier pas pour vous mettre dans des conditions optimales pour la dépasser. Acceptez-la, puis comprenez-la pour mieux la laisser derrière vous et laisser émerger ce désir enfoui à la lumière du jour.

La peur, donc. De quoi s’agit-il, et pourquoi s’en prend-elle à moi ? Il est rare d’entendre un adulte dire explicitement « j’ai peur ». A l’inverse de l’enfant, qui éprouve toujours le besoin de mettre des mots sur ses sentiments et ressentis. Avec ce qu’on appelle « la maturité », cette spontanéité semble s’être perdue… Pire encore, exposer aux yeux de tous une certaine vulnérabilité en explicitant sa peur relèverait de la honte. Alors on se tait, on intériorise et on laisse ses peurs s’épanouir dans l’ombre et grignoter notre volonté morceau par morceau.

Parce que peu importe notre âge, la peur est en chacun de nous. Qu’elle soit réelle ou irréelle, elle fait partie de notre nature et témoigne de notre instinct de préservation. À petite dose, c’est un moteur pour vous pousser à vous dépasser. Mais dès qu’elle prend le dessus et qu’elle vous empêche d’aller au bout de vos rêves, alors il faut réagir et ne pas la laisser vous immobiliser sur place. Si vous la laissez faire, vous vous interdisez de vivre.

La peur irréelle est à la fois la plus courante et la plus pernicieuse car elle ne se fonde sur aucune menace palpable, réelle : elle provient uniquement de vous, de votre cerveau, de votre esprit. C’est votre imagination qui la nourrit et lui donne sa force, de sorte que vous en venez à vous autocensurer vous même. Ce n’est pas quelque chose d’inné qui se trouve là par hasard. Le plus souvent, c’est le résultat d’une série d’expériences et de traumatismes condensés en un nœud qui, inconsciemment, cherche à vous détourner des situations potentiellement « à risques », dans le simple but de protéger votre intégrité morale et physique. Un nœud qui, vous vous en doutez, vous emprisonne dans une camisole plus qu’il ne vous aide à vous épanouir et à croquer votre vie à pleines dents.

Comment me débarrasser de mes peurs ?

Si vous avez peur, vous avez sans doute eu l’occasion de constater qu’un proche vous disant que vous n’avez aucune raison de craindre quoi que ce soit ne parvenait pas à vous rassurer. Des phrases telles que « ne t’en fais pas, tout se passera bien », « allez, prends sur toi » ou encore « tu ne risques rien » ne vous font ni chaud ni froid. Et c’est normal : à quoi bon tenter de raisonner un sourd en lui adressant des phrases que, de toute façon, il ne pourra pas et ne voudra pas entendre ?

Parce que lorsque vous avez peur, vous devenez sourd. Sourd à la réalité, sourd à la raison, sourd au rationnel. Vous êtes totalement focalisé sur ce que votre imagination vous dicte. Votre esprit, obnubilé par la peur, biaise votre jugement des faits et déclenche des réactions somatiques. C’est une sorte de boucle qui s’installe, la peur se trouvant auto-entretenue dès lors que vous concédez à l’écouter.

Fort heureusement, cette boucle est la vôtre. Personne ne l’a construite à votre place. Elle est à vous et en vous, c’est la création de votre esprit et de ses circuits. Cela signifie que vous avez le pouvoir d’intervenir directement dessus et de reprendre le contrôle. Pour que la peur s’évanouisse, il vous faut vous libérer de ses liens. En somme, défaire la boucle.

Oui, mais comment faire ? Certains se contenteront de « geler » la boucle en prenant des anxiolytiques ou des antidépresseurs, par exemple. Cela revient à engourdir les mécanismes de la peur pour diminuer l’ampleur des manifestations somatiques. Certes, la chimie a certains atouts et on ne doute pas qu’elle permette d’arriver à de bons résultats dans un laps de temps réduit. Toutefois, cela revient à mettre un pansement sur une plaie suintante. Le recours aux médicaments relève du cache-misère : ce n’est pas lui qui résoudra vos problèmes et vous aidera à dépasser vos peurs. Il se contente de les endormir momentanément, mais elles sont toujours là.

L’idéal est d’intervenir à la racine des maux. Quand on veut se débarrasser définitivement des mauvaises herbes, on ne coupe pas la tige à ras de terre pour se donner l’illusion qu’elles ont disparu : on arrache leurs racines pour les empêcher de repousser. Pour vos peurs, le procédé est similaire. Vous convaincre qu’il n’y a rien à craindre sera vain si l’origine de votre peur n’a pas été identifiée et traitée.

Vous devez donc entreprendre un voyage introspectif pour comprendre le pourquoi du comment et apporter la paix à votre esprit. Tout ce qui est à l’intérieur, ne peut qu’être défait à l’intérieur. Et vous seul en avez le pouvoir. Bien entendu, il n’est pas si simple d’y parvenir seul, par votre seule volonté. Vous pouvez vous faire guider dans ce processus par des personnes à même de vous apporter le soutien nécessaire pour parvenir à vos fins et bonne et due forme. Il n’y a aucune honte à cela : au contraire, s’acharner à vouloir avancer plutôt que de sombrer confortablement dans l’immobilisme a de quoi susciter l’admiration.

Quelle est la solution pour y parvenir ?

Il s’agit d’une solution parmi tant d’autres envisageables. Qui conviendra parfaitement à certains, et peut-être en laissera d’autres sur leur faim. Chacun fonctionne différemment. Respectez votre unicité jusque dans les solutions auxquelles vous recourez pour avancer. Prenez votre temps, mûrissez votre décision et pensez à vous avant toute chose.

La solution évoquée ici a l’avantage d’être totalement centrée sur vous, et de vous permettre d’explorer votre vie intérieure pour comprendre les mécanismes qui la régissent et, si besoin est, de les reformater dans le sens désiré pour atteindre le bien-être et la paix. Certains en ont sans doute déjà entendu parler, sans forcément aller jusqu’à tenter l’expérience. Il s’agit de l’hypnose thérapeutique.

Oui, vous avez bien lu : thérapeutique. Ce type d’hypnose est à nettement différencier de l’hypnose de divertissement telle qu’elle est présentée dans les cabarets et relayée sur les chaînes de télévision. L’hypnose thérapeutique est à des années lumière d’un phénomène de foire : elle a pour unique vocation d’aider l’individu et de soulager ses maux. Elle va au-delà de la psychothérapie, dans la mesure où l’accès aux rouages des schémas comportementaux est favorisé par un état de conscience particulier, dans lequel le patient glisse grâce aux suggestions du thérapeute : dans le jargon, on l’appelle État Modifié de Conscience (EMC).

Rassurez-vous, il s’agit d’un état de conscience tout à fait naturel. Votre cerveau émet continuellement quatre types d’ondes électriques selon son activité.

• Les ondes Beta correspondent à un état d’activité normal du cerveau lorsqu’il est pleinement éveillé ; en lisant cet article, en réfléchissant à la portée de son contenu, c’est ce type d’ondes cérébrales qui est émis ;

Les ondes Alpha dénotent un ralentissement de l’activité cérébrales ; elles sont émises par un sujet apaisé et relaxé et s’atteignent le plus souvent en fermant les yeux ;

Les ondes Thêta sont celles de l’endormissement, du sommeil léger ;

Les ondes Delta, enfin, sont les plus faibles des quatre et correspondent au sommeil profond.

On parle d’EMC dès que vous atteignez le cycle Alpha. Ces ondes sont sans aucun doute les plus intéressantes des quatre, puisqu’elles sollicitent en proportions égales les hémisphères droit et gauche du cerveau (à la différence des ondes Beta). Dès lors, votre conscience est toujours en éveil, mais devient bien plus réceptive à des éléments qui vous échappaient jusqu’alors. Votre capacité de concentration et de mémorisation est décuplée, vous êtes plus à l’écoute de vos ressentis et, surtout, vous pouvez prendre le contrôle sur des mécanismes inconscients pour modifier vos schémas comportementaux et gérer vos émotions. Dès lors, en menant un travail de régression par l’hypnose, vous êtes apte à intervenir directement sur la partie inconsciente de votre esprit, à la racine de vos troubles, pour les comprendre et défaire les connexions abusivement mises en place par votre imagination.

Après les séances, il sera intéressant de vous initier aux pratiques de l’auto-hypnose auprès de votre praticien (voir ce site par exemple). Cette fois, la seule différence sera que vous ne pratiquerez plus aux côtés d’un hypnothérapeute, mais seul. Cette démarche vous permettra d’atteindre le stade alpha par vous-même et d’induire des suggestions positives pour entretenir les bons réflexes et consolider les nouvelles habitudes suggérées à votre inconscient.

Conclusion / Vous voici désormais armé d’un moyen parmi d’autres pour enfin dépasser vos peurs, atteindre vos objectifs et réaliser vos rêves. Surtout, écoutez-vous. Assurez-vous d’être prêt dans votre tête avant d’entamer cette petite révolution spirituelle : seul un esprit consentant et ouvert à l’envie de changer obtiendra les résultats escomptés.

Aimez-vous, et foncez. Tout le monde mérite de réussir, et vous avez déjà toutes les ressources nécessaires en vous ?

Article invité rédigé par Hélène du site Prism’Evolution.

 

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